Des TIC de plus en plus gourmandes

Par PWE/ATC

Selon le rapport "Impacts of Information and Communication Technologies on Energy Efficiency", les Technologies de l’Information et de la Communication (ou TIC) auraient contribué en 2005 à hauteur de 2 % aux émissions européennes de gaz à effet de serre et devrait atteindre 4% à l’horizon 2020.

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Ordinateur, portable, smartphone, livre électronique, console de jeu, les TIC font aujourd’hui partie intégrante de nos vies professionnelles et personnelles. Ces nouvelles pratiques ont un potentiel de développement important et leur impact environnemental devient aujourd’hui un enjeu capital.

D'un point de vue écologique, la consommation de l'énergie et des ressources est primordiale. Elle pourra très probablement être réduite - sur l'ensemble du cycle de vie des appareils -, notamment dans la production et l'utilisation des matières premières rares mais également dans l’utilisation des appareils et des applications gourmandes en énergie.  

 

Selon une étude de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie), en moyenne, 247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés chaque jour dans le monde en 2009 et d’après les prévisions, ce chiffre devrait atteindre 507 milliards d’e-mails quotidiens en 2013.

Chaque envoi de courrier électrique provoque l’émission de 19 grammes de CO2. Soit 13,6 tonnes équivalent CO2 par an pour une entreprise de 100 personnes, avec en moyenne 58 mails reçu et 33 envoyés par collaborateur et par jour, sur la base de 220 jours ouvrés par an. Le bilan carbone des courriels s’alourdirait également en fonction du nombre de destinataires, ainsi que du temps de stockage d’une pièce jointe sur un serveur.

 

Avec en moyenne 2,6 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an (365 jours/an), la recherche d’information sur Internet via un moteur de recherche, type Google, représenterait pour un internaute individuel 9,9 kg équivalent CO2 soit l’équivalent d’un parcours de 80 km réalisée avec une voiture écologique. 

 

Réduire l’impact écologique de notre utilisation web

Selon l’ADEME, il est tout à fait possible de réduire l’impact écologique de notre utilisation d’Internet. Pour cela, il est recommander de diminué le nombre de pages consultées en utilisant des mots clés précis lors de nos recherches, de saisir, quand c’est possible, directement l’adresse du site dans la barre de navigation ou encore enregistrer les sites fréquemment consultés dans ses favoris.

Réduire de 10% l’envoi de courriels incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues permettrait un gain d’environ une tonne équivalent CO2 par an, soit l’équivalent CO2 d’un vol aller-retour New-York/Paris.

Créé: 26.8.2011, 15h01

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